Les perspectives des chercheurs dans cette nouvelle vision énergétique, visent à développer un cycle énergétique renouvelable, inépuisable, puissant et propre, différent du contexte technologique actuel de l'énergie, très prometteur pour l'avenir, capable de surmonter les défis imposés et de répondre pleinement aux critères du développement durable. La combinaison énergies renouvelables, électricité, hydrogène et piles à combustible forme un quadratique interdépendant et interactif. L'hydrogène devient alors le vecteur énergétique majeur que l'on peut, selon les besoins, stocker, utiliser directement ou transformer en électricité dans les piles à combustible.
Dans le futur, l'hydrogène d'origine renouvelable sera placé indéniablement en pôle position et jouera un rôle remarquable en tant que vecteur vert, stockable, transportable et propre, ne générant ni polluants ni gaz à effet de serre à l'endroit où il est utilisé.
Pour toutes ces raisons, d'énormes espoirs sont placés sur ce vecteur. Les experts en énergie, au niveau international, sont unanimes à présenter l'hydrogène comme l'un des vecteurs énergétiques les mieux adaptés aux perspectives technologiques et environnementales du 21e siècle et plus particulièrement dans une perspective de développement durable.
Dans le monde, d'intenses travaux de recherche et de développement sur l'hydrogène et les piles à combustible sont en cours et sont accompagnés de réflexions stratégiques et d'actions d'organisation et de structuration. Pour s'inscrire dans les préoccupations mondiales, l'Algérie de par ses richesses en gisement solaire, ses compétences et ses espoirs, aura une contribution de valeur dans le contexte énergétique révolutionnaire à venir.
Dans cette même optique et suite aux recommandations adoptées lors de la journée d'étude sur l'hydrogène en tant que vecteur énergétique, tenue au Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER - Alger) le 29 décembre 2004, la création du " Laboratoire spécialisé sur l'hydrogène d'origine renouvelable " domicilié au CDER, s'impose. Or, à l'heure actuelle, la mise en place d'un " laboratoire en réseau ", hébergé dans le Site Web du CDER semble être une alternative de haute priorité. Il servira à regrouper les équipes de recherche au niveau national et mettre en commun leur potentiel scientifique (humain et matériel) afin de pouvoir répondre ensemble aux défis de cette nouvelle technologie.